Chronique : Le père Noël fuit le centre-ville

Il sera difficile de rencontrer un père Noël dans le centre-ville de Montréal durant les fêtes. Habitués des galeries et des artères commerçantes, les hommes en rouge semblent les bouder cette année. D’après les recherches effectuées par Quartier Libre (journal des étudiants de l’Université de Montréal) auprès d’une vingtaine de centres d’achats et d’associations de commerçants montréalais, seulement une poignée de papas Noël battront le pavé dans les prochains jours. Il y en aura bien deux au Complexe Desjardins mais aucune barbe blanche en vue au Complexe Les Ailes ou au Centre Eaton. En ce qui concerne les marchés centraux (Jean Talon, Atwater, Maisonneuve…), les enfants devront se raviser car les responsables souhaitent « se démarquer des autres ». Sauf que « les autres » ont tous eu la même idée cette année : pas de père Noël. « Avant oui, mais pas cette année », « non jamais, pas besoin » font partie des réponses négatives que Q.L. a reçues. La société de développement commercial du boulevard Saint-Laurent, par exemple, a prévu de faire la fête, mais avec des amuseurs publics, « pour célébrer la fin des travaux [du boulevard] ». Une sorte de party de bureau pour célébrer le retour en masse des clients. Du côté des commerçant du Quartier du musée (aux alentours de l’Université Concordia), la raison est simple : « nous n’avons jamais eu le budget pour ». La Plaza Saint-Hubert, traditionnellement grande fournisseuse en pères Noël, n’en aura « que » 5 cette année, contre 19 en 2006. Pouquoi cette pénurie de pères Noël ? Les pères Noël seraient-ils trop cher à employer ? Pour le savoir, nous sommes entrés en contact avec Henri Paquet, président de l’Association des pères Noël du Québec. Il n’a malheureusement pas souhaité nous donner d’explication. Toujours est-il qu’en ces temps de disette sociale, de pédophilie ultra-médiatisée et d’accommodements raisonnables, la pratique du métier de père Noël est devenue une tâche bien ardue. Enquête indépendante sur le passé judiciaire avant embauche, règles déontologiques régissant la prise de l’enfant (par les aisselles et non les hanches) ou encore les sujets de discussion (pas de promesses, pas de religion…). Et si les pères Noël montréalais, employés à l’année pour certains (véridique) ou dès novembre (pour ceux de la parade de la rue Sainte-Catherine), avaient pliés leur hôte, désabusés ? En ce qui concerne le vrai père Noël, il est attendu dans le ciel montréalais pour la nuit du 24 décembre. Lui sera là, c’est sûr. Le journal indépendant de l’Université de Montréal Quartier Libre est le principal journal des étudiants de l’Université de Montréal (UdeM). Organe de diffusion indépendant de la direction de l’UdeM, Quartier Libre est un bimensuel distribué à plus de 7000 exemplaires sur et autour du campus. Quartier Libre compte sur la collaboration de plusieurs étudiants (dans différents domaines d’étude) de l’UdeM et de quelques journalistes extérieurs. Il se veut un journal école, un tremplin pour les étudiants qui souhaitent faire carrière en journalisme et se donne comme mandat de traiter de tous les sujets chauds du campus de l’UdeM et d’ailleurs, de faire des analyses sur des thèmes de société et internationaux et de promouvoir la culture émergeante qui n’est pas ou peu couverte par les autres journaux québécois. Innovateur et dynamique, il a été nommé « meilleur journal étudiant du Canada » par Paul Wells, chroniqueur au magazine canadien Macleans. L’ensemble de la rédaction est rémunéré pour son travail. L’équipe rédactionnelle 2007-2008 est composée de Rachelle Mc Duff (directrice et rédactrice en chef), Clément Sabourin (chef de pupitre campus), Julie Delporte (chef de pupitre culture), Thomas Gerbet (chef de pupitre société-monde) et Clément de Gaulejac (directeur artistique).

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