Chronique : Passer par Second Life pour trouver des travailleurs ?

Du confort de leur salon, les Internautes peuvent parcourir le monde virtuel de Second Life pour dénicher un emploi. Le Luxembourg lance aujourd’hui Working Worlds, une première campagne de recrutement pour répondre à sa pénurie de personnel qualifié. La Marine nationale française envoie quant à elle une « frégate virtuelle » qui fera escale sur Second Life jusqu’au 4 décembre afin de recruter près de 4 000 nouveaux marins. « Notre ambition avec Working Worlds sur Second Life est de faciliter le recrutement de jeunes talents pour les sociétés luxembourgeoises en créant des conditions de recrutements avantageuses pour chaque partie », explique Cornelia den Hartog, managing Director de GAX Technologies, première société luxembourgeoise à ouvrir ses bureaux virtuels dans Second Life. Et l’événement est pris au sérieux. Sur l’île « Luxembourg Business », on annonce que le salon virtuel réunira « plus de vingt stands 3D tenus par de prestigieux recruteurs et chasseurs de tête luxembourgeois ». Working Worlds offre aussi une salle de conférence et une salle de presse pour les médias qui souhaitent couvrir l’événement. Ces derniers peuvent même se faire créer un bureau pour réaliser des entrevues avec les candidats et les recruteurs. Et question de rendre le tout encore plus réel, on annonce « un espace balcon qui permet de réaliser des prises de vue facilement » ! Face à cette nouvelle forme de recrutement, les annonces classées dans les journaux semblent appartenir à une autre époque. Mais quels sont les avantages à faire avancer son personnage virtuel dans cet autre monde pour trouver un emploi ? GAX Technologies explique que le salon virtuel permet aux candidats de faire valoir leurs compétences aux recruteurs luxembourgeois sans frais ni déplacement. Quant aux employeurs, ils auraient ainsi accès à une base de données de CV en provenance du monde entier, leur permettant de « sélectionner uniquement les candidats aux profils requis pour les postes à pourvoir ». Cette nouvelle tactique de recrutement est certes originale. Et Second Life permet sans doute aux employeurs d’accroître leur visibilité auprès des quelque 8 millions de « résidents » de ce monde virtuel. Mais ces internautes sont-ils les bons candidats ? Et pour les autres, est-il vraiment nécessaire de s’incrire à Second Life pour se faire valoir ? Un CV peut très bien s’envoyer par courriel, et un coup de téléphone reste probablement plus humain qu’une discussion entre deux personnages virtuels… Qu’en pensez-vous ?

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