Chronique : Première enquête participative sur AgoraVox

Jean-Luc Martin-Lagardette n’est pas comme cela. Il a su, au contraire, coopérer avec les rédacteurs d’AgoraVox pour fournir au public un dossier journalistique de qualité sur les vaccins. Sans préjugés. Sans sous-entendus. Sans tabous. Les rédacteurs du journal citoyen et autres internautes intéressés par le sujet de la vaccination se sont pris au jeu et la première enquête participative organisée par AgoraVox a pu être publiée sur ce même site le 26 septembre dernier. Il aura suffi de deux mois donc pour arriver à ce résultat. Un résultat encourageant puisque :  un journaliste professionnel a décidé de coopérer avec les journalistes citoyens au lieu de les traiter d’imposteurs et d’irrespectueux du journalisme ;  les journalistes citoyens n’ont pas rejeté ce journaliste professionnel et lui ont accordé leur confiance alors qu’il existe une crise de confiance entre les professionnels des médias et la société française actuelle ;  Jean-Luc Martin-Lagardette et le directeur d’AgoraVox, Carlo Revelli, ont su ne pas étouffer les journalistes citoyens par la présence d’un professionnel, ni les reléguer au second plan. Ils sont, au contraire, les premiers et principaux acteurs de cette enquête. Le défi qu’était cette enquête est donc relevé. Elle en appelle d’autres. Le journalisme citoyen et AgoraVox sortent grandis de cette expérience. Et plus crédibles. Il ne s’agit pas non plus d’une défaite du journalisme traditionnel. Ce serait démagogique et malsain de dire cela. C’est, au contraire, un grand message d’espoir et d’encouragement. Les citoyens, via Internet, se sont affirmés. Un journaliste de profession les a accompagné. Et un directeur de journal (citoyen), Carlo Revelli, les a publiés : leur donnant une véritable portée médiatique. Il n’y a plus de doute : le journalisme citoyen est le cinquième pouvoir. Le cinquième pouvoir existe. Tout comme un journaliste honnête. Et ce dernier a fait correctement son métier. D’un point de vue citoyen, il faut donc plus que jamais croire en la démocratie. D’un point de vue journalistique, il faut plus que jamais agir pour la liberté de la presse. La démocratie et la liberté de la presse sont possibles quand les citoyens ont un pouvoir et quand les journalistes peuvent travailler. Avec une pensée pour tous les journalistes qui ne peuvent pas exercer pleinement leur métier-passion à cause de leur patron voyou, à cause du régime politique qui sévit le lieu du monde où ils se trouvent ou tout simplement parce qu’ils sont pigistes !

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