Finlandais au volant, champion au tournant

Enfant, quand j’étais en vacances dans l’Est de la Finlande, j’avais peur de traverser les routes étroites, pour aller me baigner dans le lac voisin. Souvent, les adultes nous disaient de faire attention aux « fous du volant » qui utilisaient les routes de graviers pour assouvir leurs ambitions de pilotes de rallye. Une majorité de l’élite du rallye mondial est finlandaise. Depuis les années 60, des noms comme Aaltonen, Mäkinen, Mikola, Sundström, Rovanperä et Grönholm occupent régulièrement les premières places du championnat du monde des rallyes. C’est au début de cette période qu’est née l’expression « Flying Finns » (les Finnois volants). Elle a servi de surnom aux nombreuses figures du sport finlandais, particulièrement dans le milieu automobile. Rallye bizness Pour expliquer ce succès, plusieurs théories existent. Certaines sont absurdes, comme celle qui prétend que les Finlandais possèdent un « système de GPS génétique ». Un « sixième sens de pigeons voyageurs » intégré qui expliquerait aussi bien le succès des pilotes finlandais lors des manches nocturnes des rallyes que la faculté qu’ont les pilotes d’avions à faire atterrir leurs appareils dans des conditions atmosphériques épouvantables. Mais dans le sport automobile, il y a d’autres défis à relever que la simple orientation sur le terrain. Hannu Itkonen, professeur de sociologie du sport à l’université de Jyväskylä, a une opinion qualifiée sur le sujet : « Pour obtenir des succès dans un sport, un certain nombre d’éléments sont indispensables : des ressources économiques, des modèles performants, des conditions naturelles adéquates et une tradition existante autour du sport en question. Quand on parle de rallye en Finlande, toutes ces conditions sont réunies. » En effet, des ligues pour les amateurs et leurs voitures artisanales aux « Finlandais volants » des championnats du monde, le sport auto finlandais génère beaucoup d’argent. Les sports motorisés en sont à leur quatrième génération de pilotes et le nombre de champions est impressionnant. Idoles en série La passion est même inculquée dès le plus jeune âge. Les parents finlandais emmènent leurs enfants à des compétitions de mini-voitures, qui sont considérées comme un divertissement du week-end. Enfin, les médias finlandais assurent largement la couverture des champions nationaux. La production de futures idoles des rallyes semble donc assurée. Et puis il y a les routes de graviers, qui représentent un tiers des routes finlandaises. Et où, ailleurs que sur ces routes, les pilotes auraient-ils pu développer leurs techniques de conduite ? Enfant, en allant me baigner, je suis sûre que je n’ai pas été la seule à guetter les bruits de moteur. Le journal indépendant de l’Université de Montréal Quartier Libre est le principal journal des étudiants de l’Université de Montréal (UdeM). Organe de diffusion indépendant de la direction de l’UdeM, Quartier Libre est un bimensuel distribué à plus de 7000 exemplaires sur et autour du campus. Quartier Libre compte sur la collaboration de plusieurs étudiants (dans différents domaines d’étude) de l’UdeM et de quelques journalistes extérieurs. Il se veut un journal école, un tremplin pour les étudiants qui souhaitent faire carrière en journalisme et se donne comme mandat de traiter de tous les sujets chauds du campus de l’UdeM et d’ailleurs, de faire des analyses sur des thèmes de société et internationaux et de promouvoir la culture émergeante qui n’est pas ou peu couverte par les autres journaux québécois. Innovateur et dynamique, il a été nommé « meilleur journal étudiant du Canada » par Paul Wells, chroniqueur au magazine canadien Macleans. L’ensemble de la rédaction est rémunéré pour son travail. L’équipe rédactionnelle 2007-2008 est composée de Rachelle Mc Duff (directrice et rédactrice en chef), Clément Sabourin (chef de pupitre campus), Julie Delporte (chef de pupitre culture), Thomas Gerbet (chef de pupitre société-monde) et Clément de Gaulejac (directeur artistique).

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