La planète fait de la fièvre…Et l’occident délire !

Malheureusement, il va falloir se faire à ce genre d’hiver ! Malgré ce que peut en dire notre honorable premier ministre Harper, le réchauffement de la planète existe et il a bel et bien lieu. La communauté scientifique s’accorde même pour dire que le réchauffement de la planète est désormais irréversible. Cela aura des conséquences désastreuses pour l’humanité, mais il n’est pas encore tout à fait trop tard pour réagir. En effet, on peut encore éviter l’emballement du climat, phénomène encore bien pire. Quelle est la différence ? C’est que présentement, on s’entend pour dire que nos hivers ressembleront de plus en plus à l’hiver en cours. Cependant, on peut encore contrôler le réchauffement. C’est lorsqu’on ne pourra plus le contrôler qu’on pourra alors parler d’emballement du climat. Selon André Musy, directeur du Centre Ouranos de Montréal, qui se spécialise dans l’étude du réchauffement climatique, si on atteignait cette phase d’emballement, le réchauffement planétaire moyen pourrait atteindre de 7 à 8° C, alors que présentement, on prévoit que d’ici 2050 (dans à peine 43 ans !!), la planète se sera réchauffée de 4 à 5° C. Il y a 15 000 ans, il n’a fallu que 3-4° C pour faire fondre la calotte glaciaire de 2 km qui recouvrait l’Île de Montréal. Pour éviter ce point de non retour, il faut à tout prix réussir à contrôler le réchauffement avant que celui-ci ne permette la libération des millions de tonnes de CO2 ou de méthane emprisonnées dans le pergélisol et sur le plancher des océans. Ce phénomène serait désastreux, car le méthane a une capacité d’absorption de la chaleur 22 fois plus élevée que le CO2 ce qui rendrait alors le climat totalement incontrôlable. Juste au cas où vous en douteriez encore, le réchauffement planétaire aura des effets dramatiques sur la vie terrestre. En effet, des milliers d’espèces disparaîtraient et la survie de l’humain sera définitivement mise en jeu. C’est pourquoi il faut agir maintenant ! Il ne suffit pas d’en parler, mais bien de poser des actions concrètes, car cela est l’affaire de tous et non pas seulement de quelques écologistes bizarres. Après tout, dans 43 ans, nous aurons en moyenne 65 ans, ce qui est loin d’être vieux… Avant même de jeter le blâme sur nos gouvernements, pourquoi ne pas commencer pas réduire nous-même notre consommation de gaz à effet de serre (GES). Pour ce faire, il existe pleins de moyens. Tout d’abord, le transport en commun ! L’auto ne devrait être utilisée qu’en cas d’urgence à Montréal. Avec le prix de l’essence et l’augmentation du prix de stationnement, nous ne devrions plus avoir d’excuse pour prendre notre voiture. Même les banlieusards n’ont pas cette excuse avec le train de banlieue. Il est certain que le transport en commun dérange notre confort personnel, mais cela est un moindre mal par rapport à ce qui nous attend dans les prochaines années. Et pour les inconditionnels de l’auto, pourquoi ne pas faire du covoiturage ? C’est moins plate et cela permet de diviser le coût de l’essence… Ensuite, pour les sportifs, il est évident que le transport actif (marche, vélo, planche, etc.) a pleins d’avantages. En plus de ne pas polluer, il permet de se maintenir en forme et de garder un bon niveau d’énergie. Dans un autre ordre d’idées, pour les adeptes du chauffage au bois, sachez que cette méthode de chauffage est très polluante. Donc, à moins d’avoir un poêle tout récent dont les émissions de CO2 sont acceptables environnementalement parlant, gardez ce type de chauffage comme système d’appoint seulement. Voilà des choses que vous POUVEZ faire. Maintenant y a-t-il des comportements que vous pouvez CHANGER ? Faire « réchauffer » votre auto avant de partir ne sert strictement à rien, à part peut-être réchauffer la planète…Si vous voulez absolument faire tourner votre moteur un peu, ne le faites que pendant le temps que vous déglacez vos vitres, cela sera amplement suffisant. Pire encore, je ne COMPRENDS PAS les taouins qui laissent tourner le moteur de leur véhicule pendant qu’ils font allégrement leurs commissions. Aberrant ! De plus, privilégiez l’utilisation d’une petite automobile qui sera beaucoup plus économique et donc, beaucoup plus écologique. Parlant commissions, si vous devez absolument prendre votre voiture, essayez de concentrer vos déplacements afin d’éviter de sortir plus d’une fois dans la journée. Il est certain que nos actions personnelles ne règleront pas à elles seules le problème des changements climatiques, mais c’est un pas dans la bonne direction. Il reste désormais à convaincre Stephen Harper que les Canadiens ne sont pas préoccupés par l’environnement uniquement parce qu’il n’y a rien d’autre à penser. C’est évident que de l’argent devra être investi dans ce secteur avant longtemps. Il y a quelques mois, un éminent économiste anglais, Stern, publiait un rapport d’environ 800 pages dans lequel il décrivait les conséquences désastreuses qu’auront les changements climatiques sur l’économie mondiale si l’on ne réagit pas maintenant. Il est donc impératif qu’on fasse comprendre à nos gouvernements l’urgence d’agir dans ce domaine. Pour plus d’informations sur le phénomène des changements climatiques, je vous invite à regarder le documentaire produit par Al Gore : An inconvenient truth (Une vérité qui dérange) ou à lire l’excellent livre d’Hubert Reeves : Mal de Terre. À vous maintenant de faire votre part, parce que l’avenir de notre planète, c’est notre avenir !

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