La vraie mondialisation

Vers la fin du XXème siècle, les relations entre les différentes nations du monde se sont vue regroupées dans un seul et même concept, connu sous le non de mondialisation ou globalisation. En effet, ce désir de rapprochement planétaire dans tous les domaines, notamment économique, politique et même culturel, répond à un besoin naturel des Hommes de communier, de se sentir et d’interagir de manière plus directe. Bien que cette communion soit de plus en plus effective, la limitation, de plus en plus stricte, des déplacements humains pourrait constituer une barrière à ce dynamisme international. La circulation en toute liberté des personnes à travers la planète est de plus en plus entravée par des restrictions au niveau des frontières. Le refus par certaines nations du monde de légaliser ce rapprochement naturel en toute légalité crée, à mon avis, un phénomène qu’on peut qualifier de rapprochement forcé. En effet, la grande force d’attraction humaine n’a d’égale que la puissance attractive du magnétisme terrestre, et le fait de vouloir maîtriser cette force revient à vouloir séparer deux ions de signes opposés. Il est clair que l’ouverture des marchés nationaux au commerce mondial favorise grandement l’ouverture des esprit qui se manifeste par un désir farouche d’aller découvrir ce qui se passe chez le voisin. Au moment où les produits sillonnent la Terre, les hommes eux, au Nord, contrôle les frontieres, et au Sud, continuent à labourer la terre. Si par bonne volonté les gouvernements du monde arrive à considérer la nécessité qu’éprouve leur population à interagir avec leurs homologues des autres nations, on verra se créer une nouvelle civilisation, qui ne sera pas différente de celles qui existent déjà, mais constituera une fusion, une alchimie entre les diverses particularités régionales. Ce qui donnera un « Tout », dans lequel tout le monde, chaque habitant de la Terre, s’y retrouvera. Cette nouvelle civilisation se nommera, comme le disait le président poète Léopold Sedar Senghor, la civilisation de l’universel. Ce rendez-vous du donner et du recevoir, cet échange entre les différents peuples, cette communion des cœurs et des esprits, ne peut se réaliser qu’avec une entente générale entre les nations, afin de lever une bonne fois pour toute les barrières qui empêchent la vraie mondialisation de se réaliser. Huntington : clash des civilisation : « les guerres idéologiques font (ou feront) de plus en plus place aux guerres culturelles ». Il existe dans chaque grande ville du monde ce qu’on peut appeler des « micro civilisations universelles » qui se forment de plus en plus avec les importants mouvements migratoires. Une ville comme Montréal en est un excellent exemple. La bas, c’est la diversité des horizons qui favorise et rend possible la communion.
Il suffit de prendre exemple sur ce modèle de « micro civilisation » pour créer une « macro civilisation universelle ». La où Huntington parle de « clash » moi je dirais plutôt « frottement naturel et nécessaire ». La période des croisades est terminée, la guerre de Cent ans est finie depuis, la colonisation n’est plus. Parmi les nations du monde il existe des rivalités d’ordre divers (économiques, politiques,… et même culturelle si on considère l’éternelle rivalité entre le monde francophone et anglophone, bien que faisant partie tous les deux de la civilisation occidentale). Et il est impensable qu’il y ait clash entre ces deux cultures, ces deux mondes.
Les civilisations ne sont pas antagoniques en tant que telle comme le presage Huntington, elles sont plutôt complémentaires les uns les autres. Au moment où la civilisation occidentale affirme sa rationalité, son goût pour le visible (le « Zahir »), et son dévouement à la religion « scientifique », on note dans le reste du monde en générale, et plus précisément dans la civilisation « islamo-confuceenne », un penchant pour l’irrationalité, l’invisible (le « Batine »), et où les divinités ou (la divinité) sont d’ordre supra humain, métaphysique. A premiere vue, on peut penser qu’il y a un antagonisme total entre ces deux mondes. Cependant il est clair que la nécessaire complémentarité de ces deux, saute à l’œil. Si on part de la prémisse selon laquelle l’Homme est en même temps matière et esprit, ce concept de complémentarité prend toute son importance. On remarque d’habitude que dans les sociétés occidentales d’aujourd’hui il y a un délaissement notoire de tout ce qui touche au cote spirituel de la vie, et de l’autre bord une valorisation constante de l’apparence physique, du corps (c’est-à-dire de la matière). Dans les sociétés non occidentales, (« islamo-confuceenne » en particulier) on remarque plus ou moins le contraire, la vie spirituelle a une place privilégiée et le corps reste le réceptacle de l’âme. Donc, chacune de ces sociétés valorise un aspect et délaisse plus ou moins l’autre. L’équilibre n’est plus. Et puisque chacune a ses forces et ses faiblesses. L’échange devient tout a fait naturel (d’autant plus que chacune bouchent les faiblesses de l’autre par ses propres forces).
Ce schéma de la complémentarité s’applique bien a la relation homme femme (deux choses égales, ne peuvent être complémentaires….). Si je reviens à Huntington, je dirais qu’il a une vision un peu sceptique et pessimiste par rapport aux relations internationales. Il y aura pas de clash des civilisations, celles-ci continueront a communier et on en arrivera a la civilisation de l’universelle où la notion de différence ne sera plus utilisée pour diviser les êtres humains mais plutot pour favoriser l’échange et promouvoir le développement ontologique de l’Homme. Pour finir je réponds à Huntington que « Al Qaida ne represente pas le monde arabe et la raison de leur combat n’est pas (seulement) culturelle, mais plutôt politique et idéologique. » Merci.(desole pour la longueur !) Elhadji Mor Ndiouga Diop

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