Le Président français touché au cœur !

Le Président Valéry Giscard d’Estaing l’avait dit à Jacques Chirac en 1981. Faire sauter le Président de la République, c’est faire sauter un barrage. Alors, c’est toute la digue qui s’en va. Et les députés de la majorité furent noyés. Cette fois-ci, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont rêver de se débarrasser de l’une des grandes figures (la meilleure ?) du chiraquisme que les deux hommes détestent tant. Le Premier Ministre avait donc prévenu que tout Ministre battu dans sa circonscription devrait quitter le Gouvernement. La démobilisation massive des électeurs de Gauche au premier tour des législatives laissait ce scénario improbable. Il annonçait même une large vague bleue à 400 députés. Mais, toute vague recule et celle-ci se retira avant même d’avoir atteint le rivage. Phénomène violent, Alain Juppé fût noyé et le Gouvernement perdit alors toute crédibilité. Si l’état de grâce de Nicolas Sarkozy n’est pas terminé pour autant, les jours de François Fillon à Matignon sont comptés. Arroseur bleu arrosé par une forte vague rose, grand perdant de ces élections législatives, le chef de la majorité retranchée sait que pour lui le compte à rebours a commencé. Il ne sera plus le secrétaire gouvernemental de l’Élysée, mais un soldat lâché en première ligne. Un fusible comme les autres avant lui. La leçon a vite été retenue par Nicolas Sarkozy qui désormais ne peut plus se passer des chiraquiens avec Michèle Alliot-Marie au Ministère de l’Intérieur et la nomination d’un non-sarkozyste de poids à la place de l’homme à abattre. Tout ça pour ça ? Mais, le nouveau Gouvernement n’a déjà plus de crédibilité. Avec le Président touché au cœur et le Premier Ministre qui s’est tiré une balle dans le pied, la politique classique recommence, les mauvais jours s’annoncent et la rupture s’éloigne. C’est la fin d’un rêve : celui de se croire immortel.

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