Le pass sanitaire pas obligatoire dans l’enseignement supérieur ?

Le pass sanitaire pas obligatoire dans l’enseignement supérieur ?

La ministre avait évoqué que la vaccination serait la solution pour un retour des étudiants dans les universités.

« Si le nombre de jeunes vaccinés n’est pas suffisant, nous devrons ré-instaurer les jauges d’effectifs. » Une campagne de vaccination au près des étudiants a été initiée par le ministère dans cet objectif. Et des équipes mobiles de vaccination seront en place dans les universités dès la rentrée.

Gabriel Attal a déclaré ce matin sur France Info à propos, entre autres choses , du pass sanitaire.

covid19-vaccin

Le porte-parole du gouvernement a fait part qu’il n’est « pas prévu » de demander le pass sanitaire dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2021.
Une rentrée qui se veut être entièrement 100 % en présentiel, comme l’avait déclarée Frédérique Vidal lors de son allocution le 9 juillet dernier.

Pour l’instant, les écoles et les universités ne sont pas concernées par l’extension du pass sanitaire invoqué par Emmanuel Macron ce lundi.

Malgré cela, le sujet se pose puisque la présentation du pass deviendra obligatoire pour les regroupements de plus de 50 personnes.

Sur son site, le ministère des Solidarités et de la Santé écrit : « L’accès à l’éducation est un droit fondamental des enfants et la vaccination contre la Covid-19 ne sera pas une condition pour se rendre à l’école. »

La présentation d’un test négatif tous les deux jours paraît également peu probable.

Ceci dit, le président de la République a aussi annoncé que des campagnes de vaccination contre la Covid-19 seront organisées « dès la rentrée » pour les collégiens, lycéens et étudiants du supérieur.

La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a quant à elle ajouté que « si la vaccination n’est pas au rendez-vous au cours des premières semaines de la rentrée, nous prendrons, en lien avec les autorités sanitaires, des décisions qui s’imposent. »

Frédérique Vidal parie sur la vaccination pour une rentrée en présentiel

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé vendredi 9 juillet dernier que la rentrée universitaire serait organisée « en présentiel », même si « des mesures de freinage pourront être décidées » en fonction de l’évolution sanitaire.

Les étudiants vont pouvoir retrouver les classes et amphithéâtres des universités.

amphithéâtres université

La préparation de la rentrée universitaire est capitale après une année compliquée et marquée par les cours à distance en raison de l’épidémie de COVID 19, mais aussi les soucis économiques et psychologiques d’un grand nombre d’étudiants, sans compter sur l’épée de damocles sur la menace d’une quatrième vague.

L’immunisation pour tous, la condition obligatoire d’une rentrée en présentiel

À ce stade, le scénario d’une rentrée en présentiel est favorite, tant par le ministère que par la conférence des responsables universitaires. Mais Frédérique Vidal a été très implacable : il faut forcément que les étudiants soient vaccinés.

« Si, à la rentrée, nous voyons que l’épidémie repart, le fait qu’ils soient vaccinés nous permettra de maintenir le 100 % présentiel dans les établissements », a-t-elle indiqué. « S’ils ne le sont pas convenablement, à ce moment-là nous prendrons les décisions requises. »

« Pas une menace », certifie la ministre, « juste la réalité ». Selon les études de Santé Publique France, 71 % des étudiants âgés de 18 à 24 ans ont commencé leur processus vaccinal ou font part de leur intention de se faire vacciner. « Il faudrait que ce soit du 100 % », répond Frédérique Vidal. Et surtout que cette vaccination soit terminée avant la reprise pour éviter des contaminations de masse.

Un pass sanitaire pour les journée d’intégration étudiante ?

Des chapiteaux seront en tout cas installés un peu partout à la rentrée pour permettre aux étudiants de finir leur vaccination. Questionnée sur les soirée étudiantes et les menaces de contamination, Frédérique Vidal a expliqué être « en train de travailler sur ce sujet, pour regarder si les journées d’intégration peuvent être traitées comme des rassemblements de plus de 50 personnes, avec le pass sanitaire pour y accéder ».

Le travail en demie groupe sera privilégié

En attendant, au vu de la progression du variant delta, les hypothèses sont que les passages en demi-jauge seront aussi conservés. « On a travaillé beaucoup, avec tous les services pour, si d’aventure il fallait le faire, pouvoir basculer certains enseignements à distance », confirme à Europe 1 Marie-Céline Daniel, vice-présidente de la commission formation et vie universitaire à la Sorbonne université.

« Mais encore une fois, on veut que nos étudiants puissent revenir. On a bien envie de retrouver la fourmilière de la rentrée, avec plein d’étudiants un peu perdus qui cherchent leur salle. C’est une vision qui nous a manquée. »

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