La Diva cup…ou comment agrémenter une période inévitable pour la quasi-totalité des femmes !

J’ai envie de commencer mon article par une définition, alors allons-y !
Menstruation : n.f. – Phénomène physiologique cyclique qui se produit chez la femme non enceinte, de la puberté à la ménopause, qui dure de 4 à 5 jours tous les mois et qui est caractérisé par un écoulement sanguin d’origine utérine. Comme vous pouvez le constater, la définition du mot menstruation ne contient pas de mot tels que dégueulasse, sale, répugnant, arrk ou honte pour la femme. Et pourtant ! Cela ne semble pas évident pour plusieurs personnes. En effet, à l’occasion d’un kiosque d’informations sur la diva cup, une alternative aux produits sanitaires féminins, j’ai été témoin de nombreuses réactions en ce genre. Il est à mon avis déplorable qu’en 2007, des universitaires (hommes et femmes inclus) puissent trouver répugnant un phénomène pourtant inévitable pour toutes les femmes de la planète. Alors aujourd’hui, au risque de subir la condamnation perpétuelle de mes pairs, je prends la plume pour tenter de donner un peu d’information au sujet de cette septième merveille du monde qu’est la Diva cup. Alors premièrement, qu’est-ce que c’est ? La diva cup est une coupe menstruelle en silicone qu’on doit insérer à l’intérieur du vagin et qui recueille le sang menstruel. À la différence du tampon, elle n’est pas absorbante, ce qui est beaucoup mieux pour la femme. En effet, l’action absorbante du tampon n’a pas seulement effet sur le sang menstruel, mais également sur toute la muqueuse vaginale, ce qui peut avoir pour effet de créer de la sécheresse vaginale ou un débalancement de pH. De plus, le silicone est un matériau hypoallergénique, alors pas de problème pour les femme allergiques au latex ! De plus, il est à noter que la diva est très confortable. En fait, une fois bien installée, on ne la sent même pas ! Le réceptacle de la Diva peut contenir jusqu’à une once. Or, dans sa semaine, une fille va perdre en moyenne de 2 à 4 onces. En conséquence, la diva cup se remplit donc rarement. C’est pour cette raison que nous pouvons la garder pour une période d’environ 12 heures sans problème (vous avouerez avec moi que c’est beaucoup mieux qu’une visite obligée des toilettes toutes les 4 heures !). Pour les filles qui s’inquiéteraient du syndrome du choc toxique, sachez que le fait que la Diva ne soit pas absorbante et qu’elle ne soit pas faite de fibres synthétiques (comme le tampon) éliminent les risques que ce syndrome se manifeste. Comme je vous en ai précédemment fait mention, certaines filles semblent écoeurées par la diva cup. Or, il est difficile de comprendre cette aversion. On m’oppose souvent l’argument de la propreté ou de la stérilité des produits sanitaires conventionnels. À mon avis, ces filles devraient plutôt s’inquiéter de leurs tampons ou de leurs serviettes. En effet, il est important de savoir que contrairement à la croyance populaire, aucun de ces produits n’a été stérilisé. De plus, avez-vous déjà remarqué la liste d’ingrédients présents sur les boites de tampons ? J’imagine que non, puisqu’il n’y en a pas ! Un peu aberrant non ? Juste pour vous donner une idée, sachez que ces produits sont blanchis au chlore et qu’un article du Vegetarian Times de 1998 rapportait que des traces de dioxines (un produit toxique cancérigène) se retrouvaient sur la quasi-totalité des serviettes sanitaires et tampons. Un des avantages indéniables de la Diva est sans contredit son caractère économique ! Pour seulement 35$ vous obtenez une coupe menstruelle qui a une durée de vie moyenne d’environ 10 ans. Faites le calcul, vous entrez vite dans votre argent ! Et pour les récalcitrantes qui auraient peur de perdre leur argent, ne craignez rien, car la compagnie vous offre une garantie de satisfaction de 1 an. Si après quelques mois d’essais, vous n’êtes toujours pas convaincue, ils vous rembourseront ! Or, si vous êtes comme 97% des femmes qui en ont fait l’essai, vous ne vous prévaudrez probablement pas de cette garantie. Finalement, je ne pourrais terminer mon article sans vous parler de l’énorme impact qu’a l’utilisation de la diva cup sur l’environnement. En effet, dans sa vie, une femme est susceptible d’utiliser plus de 15 000 serviettes sanitaires ou tampons (115 à 140 kilos de déchets produits). Pour ce qui est des tampons, il est à noter que l’applicateur de plastique peut prendre des années avant de pouvoir se biodégrader. Aux États-Unis seulement, c’est 12 milliards de serviettes et 7 millions de tampons qui se retrouvent annuellement dans les dépotoirs. Je crois que les chiffres parlent d’eux-mêmes et que je n’ai point besoin d’en rajouter. Pour plus d’informations au sujet de la diva cup, vous pouvez visiter le site internet de la compagnie : http://www.divacup.com

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